samedi 13 octobre 2012

Le langage des éventails

 

Détail d'un éventail du XVIIIe siècle
(source Wikipédia provenant du site
http://www.eventails.net/)

Tout comme les mouches, l'usage de l'éventail devient un véritable langage de société.
Ainsi, cette codification compliquée facilitera ou freinera les ardeurs de ces messieurs de la Cour.
L’art de s'en servir a permis d'exprimer les états d'âme, du badinage aux déclarations d'amour dans un langage qui lui est propre. En voici les différentes significations :
Le tenir dans la main droite face au visage : Suivez-moi.
Le tenir dans la main gauche face au visage : Je désire un entretien.
Le poser contre l'oreille gauche : Je désire que vous me laissiez tranquille.
Le glisser sur le front : Vous avez changé.
Le faire tournoyer dans la main gauche : Nous sommes surveillés.
Le tenir dans la main droite : Vous êtes entreprenant
Le faire glisser dans la main : Je vous hais.
Le faire tournoyer dans la main droite : J'aime quelqu'un d'autre.
Le faire glisser sur la joue et le poser sur le menton : Je vous aime.
Le présenter fermé : M'aimez-vous ?
Le faire glisser devant les yeux : Je suis désolée.
Toucher l'extrémité du doigt : Je désire vous parler !
Le poser immobile sur la joue droite : Oui.
Le poser immobile sur la joue gauche : Non.
Ouvrir et fermer : Vous êtes cruel
Le laisser pendre : Nous resterons amis.
S'éventer lentement : Je suis mariée.
S'éventer rapidement : Je suis fiancée.
Le poser sur les lèvres : Embrassez-moi.
Ouvert et immobile : Attendez-moi.
Le porter ouvert dans la main gauche : Venez me parler.
Le placer derrière la tête : Ne m'oubliez pas.

Source : D'après "L'éventail à tous vents" - Louvre des Antiquaires, Paris 1989

 
Source www.transenprovence.org

Le langage des mouches au XVIIIe siècle

 

Toute personne bien née, se devant, au XVIIIe siècle d'avoir la peau claire, la mouche de taffetas ou de velours noir appelée aussi tache avantageuse dans le langage précieux, se collait principalement sur le visage afin d'en rehausser la blancheur et l'éclat. "C'est alors plus qu'une mode, une furie... Selon l'humeur du jour, les mouches sont en forme de lune, d'étoiles ou de fleurs et se promènent sur les visages". C'est un accessoire indispensable du temps, qui serait né d'un traitement préconisé contre les maux de dents. Une ordonnance médicale serait donc à l'origine de l'idée qui vint aux femmes d'appliquer sur leur visage ces découpures de taffetas noir qui simulaient au début les ramifications des veines des temps ? Peut-être. Et ce ne serait pas la seule fois, du reste, que des liens étroits uniraient la mode et ses caprices, aux prescriptions d'un médecin... 

Boîtes à fard et à mouches

Toujours est-il que cette mode fait ainsi fureur du règne de Louis XIII à la Révolution. Un langage galant destiné aux personnes averties naît alors à cette époque. Si l'usage des mouches est déjà connu au XVIIème siècle, c'est au XVIIIème siècle cependant qu'elles vont devenir les symboles de la parure et de la féminité. Ces différentes mouches portaient toutes des noms très suggestifs selon où elles étaient placées :


- Près de l'œil, elle se nomme assassine ou passionnée.
- Au coin de la bouche, c'est la baiseuse.
- Sous la lèvre, elle devient friponne ou coquette.
- Sur le nez, effrontée ou gaillarde.
- Sur le front, la majestueuse
- Sur la joue, c'est la galante.
- Sur une ride, dans le creux du sourire , elle est enjouée.
- Sur la poitrine, c'est la généreuse.
- Sur un bouton, la receleuse.
- Ou bien sur le menton, ne serait-ce point la discrète que l'on trouve ?


source : www.transenprovence.org 

dimanche 7 octobre 2012

Le commerce à Lille au XVIIIe Siecle

Quelques uns des métiers que l'on trouvait à Lille

Epiciers et apothicaires

Il n'était pas toujours facile de distinguer les épiciers des apothicaires.
bien que faisant partie d'une même corporation, apothicaires et épiciers avaient des règlements différents.

Pour devenir épicier il fallait deux ans d'apprentissage, habiter chez un épicier, y prendre ses repas sans toucher aucun salaire (les fils des maîtres n'étaient pas tenus aux apprentissages).

L'apothicaire faisait trois années d'apprentissage sans rien gagner. Au bout de deux ans il passait un premier examen. Au bout de trois ans, un second. Parfois une quatrième année d'apprentissage était imposée.

Le commerce du vin
Le vin bu à Lille venait surtout de Bourgogne et de Champagne. Il s'y consommait peu de vin de Bordeaux, de Languedoc et du Roussillon. Les droits sur les vins étaient une ressource très importante pour la ville.

Les cabaretiers à bière 
Ne peuvent pas vendre de  vin. Les femmes avaient le droit de tenir cabaret mais l'établissement était alors de façon spéciale soumis à la surveillance de la police.

Les cabaretiers à vin et débiteurs d'eau de  vie.
Le vin était vendu par les cabaretiers à vin et par les caviers de la ville (caves St Pol rue d'Angleterre). Ils sont regroupés en corporation et n'ont pas d' apprentissage.

Les estaminets
A partir du  début du XVIIIe siècle apparaissent les estaminets, petits cercles où l'on joue et où l'on boit. Les estaminets firent une concurrence redoutables aux débitants patentés qui essayèrent, sans y réussir, de les supprimer complètement.

Les cafés
Les cafetiers  débitaient du café, du "thé à l'eau et au lait" mais n'avaient pas le droit de vendre de vin, de  bière  ni d'eau de vie.
C'était surtout dans les caves que les cafetiers s'installaient.
On en comptait 16 en 1772 et 20 en 1784 dans les environs de la Grand 'place.
A l'une des extrêmités de l'Esplanade, près du Pont des Stations conduisant à la citadelle se trouvait depuis 1761, une "redoute" qui prit plus tard le nom de Ramponneau (on appelait rampono un filtre à café) à l'imitation d'une guinguette de Paris très en vogue à l'époque.
Rendez-vous de la haute société, on y donnait des bals. A la veille de la Révolution les allées de l'Esplanade n'étaient plus la promenade favorite. Gens distingués et clientèle galante se donnaient rendez-vous au Colisée en 1787 à Canteleu (quartier de Lambersart)

et ...Boulangers, bouchers, poissonniers, graissiers, détailleurs de draps, grossiers-merciers, fripiers, brodeurs, pelletiers, fourerurs, chapeliers, cordonniers, savetiers, maçons, sculpteurs,  charpentiers, menuisiers, ébénistes, escriniers, plombiers, étainiers,  peintres, vitriers,  serruriers, taillandiers, armuriers, couteliers,...

Source : "Histoire de Lille des origines à 1789" par Alexandre de St Léger (professeur à la Faculté des Lettres à Lille)


samedi 6 octobre 2012

LA CHIRURGIE


Fichier:Jean-Louis Petit (1674–1750).jpg




 LA CHIRURGIE AU XVIIIe SIECLE

Le XVIIIe siècle est l'une des plus grandes périodes de progrès chirurgicaux car en 1731, Louis XV inaugure l'académie royale de chirurgie à Paris, et en 1742 il rétablit l'égalité hiérarchique entre médecins et chirurgiens, alors que les médecins disaient auparavant : « Qu'il y avait de la folie d'imaginer que le chirurgien soit l'égal du médecin ».

Trois personnalités vont se succéder comme premier chirurgien du roi : Maréchal, La Peyronie et Pichault de la Martinière. C'est alors une période de créativité, de liberté d'action et de pensées, pendant laquelle Paris est considérée comme la capitale mondiale de la chirurgie. On vient de toute l'Europe pour se faire opérer par les chirurgiens parisiens. Parmi les techniques novatrices, on peut citer l'évacuation de l'hématome extra-dural, l'évacuation de l'abcès cérébral, la trachéotomie dans la diphtérie, l'extraction des lithiases du rein, le traitement de la cataracteJean-Louis Petit  (ci-contre) et Pierre-Joseph Dessault sont les deux grands praticiens de cette période. L'Académie royale de chirurgie est dissoute en 1793 par les révolutionnaires 


Source :saintsernin-125.pagesperso-orange.fr/chirurgie.htm





















Source :saintsernin-125.pagesperso-orange.fr/chirurgie.htm

dimanche 30 septembre 2012

QUELLE SOIREE !


 Ce fut une magnifique soirée ! Nous l'avions tant préparée pour que ce soit une réussite. Elle était placée bien sûr sous le signe de l'information mais aussi et surtout sur celui du jeu.
Nous étions une centaine de convives ! L'ambiance a pris comme une mayonnaise peu à peu et très vite elle a monté pour donner à cette soirée toute la gaité que nous voulions lui donner.

 Antoinette a fait son apparition au milieu des convives en bougonnant. Madame lui avait donné des consignes en cuisine :
"Plus d'épices ! des légumes, des fruits, que du naturel.
Elle veut une cuisine "raffinée" ! il ne manquait plus qu'cha," rétorquait Antoinette en épluchant ses panais

Un beau clin d'oeil à l'évolution culinaire et l'idée de nouvelle cuisine.

Nelly a joué son rôle à merveille. Elle est faite pour ça : le théâtre.
L'atmosphère de la salle a chauffé très vite grâce à elle.



 On découvrit ensuite, des jeux proposés dans une boîte mystère regroupant des thèmes visant à mettre à l'épreuve les sens des invités.
C'est ainsi que chacun a eu à reconnaître certaines senteurs aromatiques, facile à dire mais beaucoup plus difficile en réalité.

Puis ce fut le tour des questions culinaires présentées par


 


Jean Luc en habit de marquis authentique, 

à la manière de son arrière, arrière, arrière, arrière petit fils Julien Lepers.
Chaque table devait "buzzer" à l'aide d'une petite cloche. Quel carillon mes amis ! On ne savait plus ou donner de la tête et du micro.
La mayonnaise était en train de monter.









Elle devint parfaite au moment de découvrir une sélection de mots qu'il fallut tous utiliser dans la rédaction d'une lettre galante.
Les esprits se sont échauffés et les créations toutes de haut niveau avec beaucoup d'humour, de subtilité, d'ironie, de taquinerie, de finesse, piquantes aussi, et toujours très élégantes (enfin presque) ont été applaudies chaleureusement. Beaucoup d'éclats de rire, de cris d'admiration, de chuchotements à peine retenus.
Pour sûr, c'était gagné !
Cette compétition entre tables en a ravi plus d'un qui sont repartis avec un énorme sourire avant de s'endormir vers 2h du matin.
Merci à tous d'avoir joué pleinement le jeu.

A l'apéritif nous ont honorés de leurs présences: 
Mr Dany WATTEBLED, conseiller général,
Mr Alain PLUSS, maire de Wattignies
Mme Jérômine VASSEUR et Mr Damien WAYMEL adjoints au maire.

mercredi 26 septembre 2012

Et le saumon aussi ....


Bellevue
Madame de Pompadour amait flatter le palais de Louis XV, plus fin que celui de son aïeul Louis XIV. Elle possédait le château de Bellevue et certaines recettes qu'elle imagina prirent le nom de ce lieu-dit, d'autres celui de leur créatrice entre autre; filets de volaille à la bellevue, saumon en bellevue...
 
source : www.restocours.net

Et la crème Chantilly aussi...

Dessert à la crème chantilly1

Un heureux accident : la crème chantilly

Posté dans ON SE RÉGALE ! - le juin 1, 2012 - par Framboise de l'Oise
Aussi connu chez nos cousins Québécois comme la très populaire crème fouettée, la crème chantilly a le don de susciter en nous tous un sourire et évoquer des souvenirs empreints de nostalgie.
Dès sa « création » au XVIIIe siècle, la douce mousse fait un carton indéniable.
Un marmiton du Château de Chantilly, dans l’Oise, ne devait utiliser que de la crème dans sa cuisine. Il s’aperçut rapidement qu’en la battant, la crème foisonnait et se transformait en une mousse. Il décida d’y ajouter du sucre et une gousse de vanille. La crème chantilly est née.
Les gens de la haute société se battaient littéralement pour savourer cette crème qui gagnait en réputation.
A travers les siècles, qu’elle soit dans notre café, sur des fraises bien mûres ou dans un gâteau décadent, la chantilly a su garder sa classe et est toujours l’une des douceurs préférées de tous. Fidèle à la tradition, le Restaurant du Domaine de Chantilly, la Capitainerie, sert encore de nos jours l’authentique chantilly à l’ancienne.